Les Trois Souhaits

Les Trois Souhaits

Bonjour,

Je ne vous ai pas oubliés, bien au contraire, j’ai profité d’une semaine au vert sans ordinateur…dans la campagne saumuroise pour enrichir mon inspiration et revenir avec de nouveaux éléments à partager avec vous.

Alors voilà, je vous propose aujourd’hui un conte des Frères Grimm : Les trois Souhaits (source Atramenta)

« Un jour, un pauvre bûcheron travaillait dans la forêt : il abattait des arbres et il en faisait des bûches. Au moment de la pause, il vit une fée des bois debout sur une feuille, non loin de là. Il ferma les yeux, se les frotta et les rouvrit : elle était encore là !

— Je suis venue t’offrir trois souhaits, lui expliqua-t-elle. Tes trois prochains souhaits vont se réaliser.  Sois raisonnable. 

Et elle disparut…

Son travail terminé, le bûcheron rentra chez lui et raconta à sa femme ce qui lui était arrivé. Elle ne crut pas un mot du récit de son mari.

— Tu as dû rêver, lui lança-t-elle en riant. Cela dit, on ne sait jamais, fais attention avant de souhaiter quoi que ce soit !

Ils réfléchirent longtemps ensemble. Est-ce qu’ils allaient demander de l’or, des bijoux, une belle maison ? Ils discutèrent sur tout, sans pouvoir se mettre d’accord et, finalement, le bûcheron dit :

— Moi, j’ai faim ! Mangeons d’abord.

— Hélas ! il n’y a que de la soupe, se désola sa femme. Je n’avais pas d’argent pour acheter de la viande.

— Encore de la soupe ! grogna le bûcheron.

Comme j’aimerais avoir une bonne saucisse bien grasse à manger ce soir.

À peine eût-il prononcé ces mots qu’une bonne saucisse bien grasse apparut sur la table de la cuisine.

— C’est malin ! hurla sa femme. Tu as gâché un de nos précieux souhaits !

Et elle continua à crier jusqu’à ce qu’il ne puisse plus la supporter.

Il s’exclama :

— Je voudrais que cette saucisse te pende au bout du nez !

Aussitôt, la grosse saucisse sauta en l’air et vint se coller au bout du nez de sa femme. Elle n’arrivait plus du tout à parler et, pourtant, sa colère était terrible d’autant que le bûcheron se moquait de son allure grotesque. Elle tira et tira sur la saucisse, il tira et tira. Mais la saucisse ne bougea pas.

Le bûcheron cessa de rire quand il se souvint qu’il n’avait plus qu’un seul souhait :

— Demandons toutes les richesses du monde.

— Quel bien cela me fera-t-il, pleurait-elle.

Je ne pourrai pas en profiter un seul instant. Les gens se moqueront de moi où que j’aille…

Le bûcheron aimait sa femme et c’était un brave homme. Aussi finit-il par se mettre d’accord avec elle.

Ils n’eurent plus qu’à souhaiter d’être débarrassés de cette saucisse gênante.

Le bûcheron prononça le souhait, et, aussitôt, la saucisse disparut.

Il s’assit avec sa femme pour manger la soupe qu’elle avait préparée. Pendant longtemps, la seule chose sur laquelle ils tombaient d’accord, c’était sur leur bêtise.

Ils se reprochèrent aussi de n’avoir pas mangé la saucisse quand elle était apparue sur la table !

Moralité : Sachons nous contenter de ce que nous avons : amour, argent, tendresse,  beauté, lors de notre travail…etc.

Ce n’est pas plus agréable de vivre comme ça plutôt que de regretter sans cesse ce que nous n’avons pas eu ? »Christian Jean Collardo 

J’ai choisi ce conte car il parle de souhaits. Et vous, si une jolie fée des bois venait à votre rencontre, quels seraient vos souhaits ? De quoi avez-vous envie aujourd’hui ?

Et si vous profitiez de vos vacances en cours ou à venir pour faire le point sur ce qui vous tient à cœur, sur toutes ses choses que vous aimeriez réaliser ? Et pour aller encore plus loin, et si la fée c’était vous ? Et si vous aviez pour une fois, une baguette magique au bout de la main qu’aimeriez-vous transformer dans votre vie ? Quelle suite avez-vous envie de donner à votre histoire personnelle et / ou professionnelle ?

Savez-vous que vous êtes l’acteur (actrice) de votre vie ? Que vous êtes cette petite fée qui peut vous permettre d’aller là où vous avez envie d’aller.

Ok, il y a un principe de réalité et nous ne sommes pas dans un conte. Mais si vous souhaitez profondément changer quelque chose dans votre vie, vous pouvez aussi vous en donner les moyens : vous faire accompagner, prendre votre temps pour construire votre projet, avancer pas à pas avec des étapes précises.

Réfléchissez bien. Il n’est pas l’heure aux regrets, aux « si j’avais su », aux « j’aurais pas dû » etc…etc…

Prenez votre baguette magique, choisissez par vous-même là où vous voulez aller, ce que vous voulez faire, ce que vous voulez réaliser,… et avancez sur votre chemin. Si c’est confus dans votre tête, décidez de clarifier vos idées et contactez-moi.

Au  plaisir de capter votre instant !

Marie Ortoli

  1. Merci pour ce conte, je ne connaissais pas cette version du conte de Grimm mais le message est le même ! En art-thérapie, j’utilise aussi le conte car en effet, c ‘est un vecteur simple et efficace. Bonne continuation, Nadège.

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