Etes-vous un colibri ?

Etes-vous un colibri ?

Vintimille, Italie

 

Quand vous vous regardez ou que vous regardez autour de vous, que faites-vous ? Quelle est votre contribution ? Quelle est votre part au sein de notre humanité ?

Quel questionnement me direz -vous et où veut-elle en venir ?

C’est très simple, je voulais écrire un billet sur l’un des six besoins fondamentaux de l’être humain qui est son besoin de contribution. En fait, je suis tombée « par hasard » sur un article admirablement bien écrit qui va illustrer parfaitement ce propos : parce que c’est d’actualité toujours et encore et que nous pouvons faire encore plus…

Je vous retranscris donc intégralement cet article intitulé « Etes-vous un colibri » extrait de la magnifique revue Rêve de Femmes N° 22 – PRINTEMPS 2011 (http://www.revedefemmes.net), rubrique Parole de Terriens, écrit par le Collectif Colibris (http://www.colibris-lemouvement.org). C’est aussi ma façon de leur rendre hommage pour leur travail ainsi qu’au grand Monsieur Pierre Rabhi :

« Depuis quelques années, une lame de fond traverse la société sans qu’elle en soit elle-même consciente. Des milliers de personnes, aux quatre coins du monde, se mettent à penser, à agir, à créer, bref, à vivre différemment. Ils aspirent à se réaliser plutôt qu’à faire carrière, se soucient des autres et de la nature, cherchent à résoudre leurs problèmes personnels pour améliorer la société, sont non-violents, réfléchissent le monde comme un tout et plus comme un puzzle morcelé, ne sont plus prêts à sacrifier leur famille, leur santé, pour gagner leur vie à tout prix, préfèrent regarder les problèmes comme une occasion de comprendre et de créer, savent que pour transformer la société il faudra faire tomber des barrières et apprendre à travailler ensemble, chacun à sa juste place, sentent que féminin et masculin doivent s’équilibrer, imaginent que l’argent pourrait redevenir un moyen d’échanger nos richesses plutôt qu’un instrument de pouvoir et de domination, rêvent, agissent, s’insurgent et trouvent des solutions, ne font pas de clivages entre ville et campagne, entre modernité et tradition, mais cherchent à rassembler ce que l’humanité a de meilleur, au profit de tous, se sentent responsables de leur vie et de l’impact qu’ils ont sur le monde, prennent du temps pour aimer, admirer, se relier à eux, aux autres, à la nature et prendre soin de la Vie sous toutes ses formes.

Ces personnes sont comme vous et moi, rien ne les distingue au premier regard. Certains s’appellent entre eux « colibri » en référence à une courte légende* amérindienne qu’ils se répètent de bouches à oreilles.

Dans certains endroits, ces colibris se regroupent et développent des trésors d’ingéniosité, inventent de nouvelles façons de vivre ensemble, de se nourrir localement, de construire écologiquement, de produire de l’énergie sans épuiser les ressources, d’échanger et de faire commerce sans exploiter qui que ce soit, sans porter atteinte à l’intégrité, à la liberté ou la dignité d’autres personnes, ils offrent une attention immense aux enfants, tâchent de les éduquer sans violence, en relation avec qui ils sont, leurs émotions, leurs talents, expérimentent d’autres façons de prendre des décisions collectivement, cessent de travailler pour vivre mais s’épanouissent dans des activités qui les font vivre, qui ont du sens pour eux et pour la communauté dans laquelle ils évoluent. Ces colibris sont partout, disséminés dans une société qu’ils ne sentent plus à même de porter l’humanité au XXIème siècle. Ils sont nombreux, si nombreux qu’ils pourraient sans doute peser sur la transformation du monde, s’ils prenaient conscience de leur nombre et de leur pouvoir. Regardez bien autour de vous. Peut-être en connaissez-vous qui se reconnaîtraient en partie dans cette description.

Peut-être même êtes-vous l’un d’entre-eux…. »

*LA LEGENDE DU COLIBRI

Un jour dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces quelques gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. « 

Si vous sentez que vous avez besoin d’aide pour développer le colibri qui sommeille en vous, demandez votre séance gratuite.

Au plaisir de capter votre instant,

Marie Ortoli

 

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