Le Lâcher-prise ? Qu’es aco ?

Vence, France

Vence, France

« Savez-vous comment on capture les singes en Indonésie ? On met une orange dans une grosse citrouille, le singe y glisse sa main, prend le fruit, mais n’arrive plus à ressortir sa main. Comme il ne veut pas lâcher l’orange, il reste là, coincé et on le capture« . (extrait  du petit cahier d’exercices du lâcher-prise Rosette Poletti et Barbara Dobbs)

Pour pouvoir lâcher-prise, il est nécessaire en tout premier lieu de savoir à quoi nous nous accrochons. Quelle est cette orange qui nous rend prisonnier (ère) et qui nous empêche d’avoir les mains libres.

Il existe beaucoup de type d’oranges : ce peut être des croyances limitantes (je suis nul(le), je n’y arriverai jamais…); ce peut être des ressentis émotionnels (culpabilité, rancoeur, blessures, deuils, maladies…), ce peut être notre propension à vouloir contrôler tout et tout le monde, car bien-sûr, si nous ne faisons pas telle ou telle chose, ce sera mal fait ou les autres pourront penser que nous ne sommes pas capables de le faire, et puis contrôler c’est rassurant. Ce peut être en cette période estivale, la pile de dossiers qui va s’accumuler pendant notre absence, la pile de linge qu’il faut absolument repasser avant de partir et puis aussi toutes ces petites contrariétés de la vie quotidienne : la queue pour acheter le journal, les embouteillages, le bus qui nous passe sous le nez, les grèves, la météo (trop chaud, trop froid, trop humide…). Et puis c’est aussi cette course que nous menons tous après le temps qui passe soi-disant trop vite (et oui c’est notre perception et uniquement notre perception).

Bref les oranges ne manquent pas, la liste ci-dessus n’est bien évidemment pas exhaustive et je suis sûre qu’en me lisant vous en avez trouvé plein d’autres.

La question à se poser, là tout de suite, c’est de vous demander quelle est l’orange que vous tenez bien serrée dans votre main. Une fois identifiée, seriez-vous prêt(e) à la lâcher ? Si oui, bravo ! Vous venez de vous faire un beau cadeau. Si, non, identifiez pourquoi vous ne voulez pas la lâcher ? Et si vous lui donniez une autre forme, un autre nom, une autre couleur, est-ce que cela changerait un peu votre position ? Quel serait le petit élément qu’aujourd’hui, parce que c’est ainsi, vous pourriez lâcher ?

Car ce qu’il faut savoir c’est que lâcher-prise, ce n’est pas « laisser tomber », ni « laisser faire » c’est au contraire accepter « ce qui est » et trouver les solutions pour « faire avec » autrement.

Lâcher-prise c’est prendre du recul, changer son regard sur les événements ou les personnes.

C’est la résistance à ce qui est, qui cause la souffrance, qui fait que nous menons un combat (généralement avec nous-mêmes) et que nous perdons une énergie folle. Quand nous lâchons prise, que nous sommes dans l’acceptation de ce qui est là, présent, nous nous libérons. Nous retrouvons l’essentiel, la liberté intérieure…

Alors avez-vous identifié une orange ? Celle que vous êtes prêt(e) à lâcher ? Avez-vous envie de vous libérer, ne serait-ce qu’un petit peu, à votre rythme ?

Profitez de cette période propice au décalage des habitudes.

Au plaisir de capter votre instant,

Marie

Quelques suggestions de lecture (parmi tant d’autres) :

  • Petit cahier d’exercices du lâcher-prise – Rosette Poletti et Barbara Dobbs
  • Lâcher-prise pour trouver son équilibre – Frédérique Van Her
  • Le guide du lâcher-prise : trouver sa liberté intérieure – Frédérique Van Her
  • Vivre au positif…et changer le cours de sa vie – Marie-France Muller

……

Vous êtes au bord du burn out…

Florence, Italie

Florence, Italie

Parlez-en et faites-vous accompagner

avant qu’il ne soit trop tard ! 

Il y a quelques mois, j’ai reçu l’appel de Michèle, une jeune femme, petite quarantaine, travaillant depuis une dizaine d’années pour un grand groupe pharmaceutique en tant que manager au service achats/logistique.

Elle m’explique qu’elle dort de plus en plus mal, doit prendre des somnifères : son travail la poursuit pendant la nuit, elle se lève le matin avec l’envie de vomir, se force à aller travailler, n’arrive plus à trouver un équilibre entre vie perso et vie pro, ce qui la fait culpabiliser car elle voudrait davantage s’occuper de ses enfants en bas âge, elle se heurte à son mari qui l’aime mais essaye en vain de la raisonner; au regard de son état général, son médecin lui a préconisé un arrêt de travail, mais pour elle ce n’est pas possible : « elle ne peut pas s’absenter en ce moment de son poste, tant la charge est grande et les implications fortes !! ».

Bref, elle n’en peut plus. Elle sent qu’elle est au bord du burn out. Elle en a discuté avec son mari et s’est décidée à m’appeler : elle a besoin de prendre du recul. Lire la suite

Florette…l’apprentissage de la relation…

Florette, asinerie Badjâne, Cévennes

Bonjour c’est la rentrée de Capterlinstant ! Je vous retrouve avec un grand bonheur car nous allons partager de nouvelles aventures !

J’espère que vous avez bien profité (ou que vous profitez encore) de ce qui au final a été un bel été !

Comme je vous le disais dans mon dernier article (que vous pouvez retrouver ici invitation-au-lacher-prise-estival), cette période a été pour moi une prise de recul…

Cela me donne envie d’en partager avec vous les fruits …vous êtes prêts ?

Vous êtes-vous déjà promenés avec un âne ?

Et bien j’ai fait cette expérience, cet été, avec Florette !…. Lire la suite

La patience source de créativité

La patience source de créativité

Sur la route de Grignan, France

J’ai récemment expérimenté la patience sous un nouvel angle dont je souhaite vous parler aujourd’hui.

Qui n’a pas à un moment ou un autre de sa vie été dans un train qui avait du retard ? Je pense que cette idée parle à tous (ou presque!).

Donc voilà, j’étais à la gare de Montélimar pour prendre mon TGV direction Paris ! J’arrive en avance (et oui !) et là je vois 25 min de retard. Jusque là, retard pas trop étonnant, du déjà vécu !

Je finis donc après cette attente somme toute raisonnable, par prendre mon train. Nous dépassons Valence, quand, après un ralentissement, nous nous arrêtons en rase campagne ! L’heure tourne ! Pas d’info. Grrr… Ca agace quand même ! Surtout qu’initalement le temps de trajet est de 3h et que j’ai pris pour une fois le train car la dernière fois 6h en voiture cela avait été un peu long et fatiguant !

Mais que faire ? Lire la suite